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Quelle position des Femmes au Maroc dans la hiérarchie de décision? 1 juillet, 2009

Posté par bloginvestrh dans : Management Feminin , trackback

 Interview  publié dans le quotidien le Matin du:05 avril 2009

A la lumière des résultats de votre enquête, que diriez vous de la position de la femme dans la hiérarchie de décision en entreprise au Maroc?

Le constat que nous pouvons tirer de l’enquête est qu’il existe actuellement auMaroc une dynamique voulant que la femme soit de plus en plus présente dansle circuit décisionnel. 74% des répondants affirment que des femmes occupentdes postes de direction, et 68% déclarent que des femmes siègent dans lescomités de direction. Pour autant, leur représentativité demeure faible. D’aprèsles sondés, elles ne représenteraient que moins de 25 % des postesd’encadrement, alors qu’elles occupent un peu moins de l’effectif salarié. C’est pour cela que nous ne pouvons toujours pas dire qu’aujourd’hui, la femmeparticipe activement à la prise de décision en entreprise, mais qu’elle joue un rôle de plus en plus important dans le middle management.

Comment sont perçues nos femmes managers et quels sont leurs points forts dans leur management ?

La perception n’est évidemment pas la même selon que le répo ndant soit un homme ou bien une femme. Pour les hommes, la femme est principalement guidée par ses émotions lors de sa prise de décision. Les femmes, elles,perçoivent les décisions de leurs managers féminines comme étant avant tout réfléchies. Mais tous s’accordent à dire que les décisions prises par les femmes leurs semble être honnêtes. Par ailleurs, elles sont également considérée comme étant organisée et responsable dans leur prise de fonction, mais à l’endroit où les hommes jugent que leur supérieur féminines sont exigeantes, les femmes retiennent avant tout leur dynamisme. Lorsque l’on voit les métiers qui se féminisent le plus – ceux liés à la communication, au marketing et aux ressources humaines – nous pouvons déduire que le point fort des femmes dans leur management est qu’elles ont une plus grande propension à fédérer. Par ailleurs, elles sont également de plus en plus présente dans les métiers liés à la finance, peut être est-ce dû au fait qu’elles soient perçues comme méticuleuses et exigeantes ?

Quelles sont les contraintes auxquelles sont-elles confrontées?

Ce qui est à l’origine de la discrimination que peuvent subir les femmes durant leur carrière est la perception de la femme véhiculée par la société, et qui ne lui confère pas un rôle de décision de facto. C’est-à-dire qu’elles ne sont pas prédestinées à diriger ni à décider dans le champ économique.C’est une contrainte « indirecte » car elle conditionne le comportement de la femme qui ne va pas spontanément se donner l’ambition d’accéder à des postes clés.Cela sera souvent perçu comme une preuve d’émancipation mais aussi de sacrifice. La vie de famille et sa non disponibilité ressortent évidemment comme les principaux freins à la carrière d’une femme, puisque sa légitimité est perçue dans la gestion du foyer et l’éducation des enfants. Découlant également de cette perception, l’inégalité dans le degré d’instruction est naturellement un facteur concourant à la sous-représentativité des femmes dans les sphères décisionnelles.

Comment venir à bout des réticences de la gente masculine?

Pour venir à bout de la discrimination que subissent les femmes au travail, il faut s’attaquer aux origines premières, et celles-ci ne proviennent pas forcément d’une volonté consciente de la gente masculine a rabaisser les femmes.

L’enquête que nous avons réalisée montre également que les femmes ellesmêmes peuvent avoir des comportements discriminant envers leur collègues.Face à quelqu’un de compétent et également confiant dans sa légitimité à exercer des fonctions de responsabilités, les attaques sont de moindre effet.

Evidement, dans un système qui ne leur est pas favorable, la volonté individuelle ne peut pas toujours suffire à une femme compétente pour qu’elle soit reconnue à sa juste valeur, c’est pour cela qu’il faut soutenir toutes les initiatives relatives à la démocratisation de l’éducation des femmes et à leur émancipation à un niveau sociétal.

Par ailleurs, plus l’entreprise est structurée, moins il y a de conditions favorables à la différence hommes femmes. En effet, dans ces cas là, l’organisation est sensée se baser sur le poste, ses besoins en compétences et non sur la personne qui l’occupe.

Que leur conseillez-vous ?

D’être confiante en leur légitimité d’occuper des postes stratégiques si elles répondent à leurs critères de compétences.D’oser croire en leur potentiel et de l’exprimer sans s’auto censurer !

khadijaboughaba.jpgKhadija BOUGHABA

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